Explosions Dortmund: une seconde plus tôt, les dégâts auraient été plus graves

Explosions Dortmund: une seconde plus tôt, les dégâts auraient été plus graves

Le lendemain de l’attaque aux abords du stade de Dortmund AFP

Les appareils explosifs qui ont visé cette semaine le bus transportant l'équipe du Borussia Dortmund auraient pu causer des dégâts beaucoup plus graves s'ils avaient été déclenchés une seconde plus tôt, rapporte le Bild am Sonntag dimanche.

Si l'explosion avait eu lieu une seconde plus tôt, beaucoup de gens auraient pu être blessés ou tués, indique le journal citant le bureau fédéral de la police criminelle. Entre temps l'expert du terrorisme Peter Neumann du King's College à Londres a affirmé au journal que d'autres attaques pourraient avoir lieu.

Trois appareils explosifs contenant des pièces de métal ont été déclenchés jeudi après le départ de l'équipe de foot depuis son hôtel. Le défenseur espagnol du Borussia Marc Bartra a été blessé à la main et au bras et a subi des opérations chirurgicales.

Il ne rejouera pas avant quatre semaines. Aucun autre joueur n'a été touché, mais un policier a souffert d'un choc acoustique. 

Troisième revendication de l'attaque

Samedi, les autorités allemandes ont indiqué examiner une troisième revendication, parvenue au quotidien berlinois Tagesspiegel. Le message reçu par le Tagesspiegel constitue la troisième revendication de l'attaque. Une revendication liée cette fois apparemment à des cercles d'extrême droite et s'élevant contre le multiculturalisme tout en menaçant d'une autre attaque. Les enquêteurs ont indiqué explorer toutes les pistes.

La police s'est orientée vers la piste islamiste après la découverte sur les lieux de l'attaque d'une lettre en trois exemplaires rédigée "au nom d'Allah" et appelant l'Allemagne à cesser de participer avec ses avions Tornado à la coalition internationale antijihadiste en Syrie.

Mais l'authenticité de cette lettre n'est pas avérée. Les autorités ont déclaré jeudi qu'aucun élément ne permettait d'incriminer jusqu'à présent le principal suspect de l'attentat, un Irakien de 26 ans interpellé mercredi.

Il a été placé en détention provisoire jeudi soir mais pour "appartenance au groupe Etat islamique" (EI) dans son pays d'origine en 2014-2015 et pour ses contacts avec cette organisation depuis l'Allemagne. Une deuxième revendication venant apparemment de l'extrême gauche avait été effectuée au lendemain de l'attentat mais les enquêteurs ont rapidement mis en doute son authenticité.