HERMAN VAN HOLSBEECK

« On fera les retouches nécessaires pour décrocher un 4e titre d’affilée »

« On fera les retouches nécessaires pour décrocher un 4e titre d’affilée »

Le manager général des Mauves se prépare… pour le mercato hivernal. BELGA

Herman Van Holsbeeck n’ose pas rêver d’un exploit, ce soir, à la veille de ses 60 ans. Le directeur général du Sporting a embarqué pour l’Angleterre sans Defour – «On sait très bien que ce sera compliqué sans Steven.

On verra bien comment nos nombreux jeunes se présentent sur le terrain d’une équipe du top niveau anglais. On risque de devoir affronter une tempête. Il faudra sans doute beaucoup courir derrière le ballon, je n’hésiterais pas à mettre un homme de plus dans le milieu de terrain» -, mais surtout avec un gros os à ronger, tant financier que sportif: les douleurs qui ne lâchent pas le genou de Matias Suarez.

Pas sûr que l’Argentin cuvée 2014-15 empêchait les Gunners de dormir. Alors, après un petit mot pour mettre son coach en confiance après les contre-performances en Pro League («Besnik Hasi est taillé dans l’étoffe des grands entraîneurs. Il est incroyablement objectif dans toutes les situations et franc. Il ne tourne avec personne autour du pot. Il sent aussi très bien ce qui vit dans son groupe), Van Holsbeeck s’est surtout attaché à envoyer un signal à ses concurrents belges: «On analysera la situation médicale de Suarez chaque semaine. Et s’il le faut, oui, on fera les retouches nécessaires au noyau en janvier pour décrocher un quatrième titre d’affilée, à moins que Kawaya, excellent en Youth League puisse monter en puissance… Nous garderons cependant la priorité au recrutement d’un défenseur central. Nous avions pris le risque cet été d’en avoir un trop peu. Ça reste un manquement dans notre noyau».

Pour en revenir au duel disproportionné de ce soir, le dirigeant bruxellois sait que son Sporting «ne pourra plus compter sur l’effet de surprise, mais on peut se raccrocher à notre prestation d’il y a quinze jours. Elle prouve que nous avons su construire quelque chose de costaud ces dernières années. J’espère qu’on montrera que ce n’était pas le fruit du hasard. Oui, c’est frustrant de n’avoir toujours qu’un point mais je vois une grosse différence par rapport au passé et à la saison précédente: avec les mêmes jeunes qui avaient du mal à suivre le rythme, on a quand même su rivaliser dans deux des trois matches jusqu’ici.»