Opel Anvers: 40% toujours sans emploi

Opel Anvers: 40% toujours sans emploi

BELGA

Plus de 40 % des ouvriers licenciés par Opel à Anvers n’ont toujours pas retrouvé d’emploi. Malgré l’accompagnement dont ils ont bénéficié.

Des 2 571 personnes qui ont fait appel à la cellule de reconversion, après la fermeture de l’usine Opel, à Anvers, à la fin 2010, seuls 1525, soit 59,3 %, ont retrouvé du boulot aujourd’hui. «Plus de 40 % d’entre elles sont donc toujours sans travail», a constaté le député flamand Robrecht Bothuyne (CD & V), qui a obtenu ces chiffres du ministre flamand de l’Emploi, Filip Muyters (N-VA).

608 entreprises ont engagé les 1 525 travailleurs qui ont retrouvé un emploi, a encore précisé le ministre. La SNCB-Holding, notamment, emploie aujourd’hui 18 anciens ouvriers d’Opel-Anvers.

514 travailleurs licenciés à la fin 2010, dans ce qui représentait «la plus grande restructuration à laquelle la Flandre a dû faire face au cours des dernières années», a rappelé Robrecht Bothuyne, sont partis en prépension.

510 d’entre eux se sont tournés vers la cellule de reconversion, qui les a accompagnés dans leur recherche d’emploi à l’aide d’un bureau d’outplacement. Mais depuis lors, 271 anciens ouvriers d’Opel-Anvers ne sont définitivement plus disponibles pour le marché de l’emploi.

Formations

La cellule de reconversion prévoyait un programme de formation et d’accompagnement individualisé pour chaque travailleur. Quelque 353 ouvriers d’Opel ont ainsi suivi une formation, et 82 d’entre eux ont trouvé du boulot après un stage en entreprise. Ces formations sont maintenant terminées. Elles devraient se conclure ce mois-ci par une ultime réunion de la cellule de reconversion, qui pourra en dresser le bilan.

Le tout dernier travailleur d’Opel a quitté l’entreprise à la date du 30 septembre 2011, et il a depuis lors repris une activité indépendante.

Il reste donc 774 anciens ouvriers d’Opel-Anvers en manque d’emploi : 656 d’entre eux (85 %) sont domiciliés dans la province d’Anvers. 381 d’entre eux ont plus de 50 ans; et si on y ajoute les plus de 45 ans, on arrive à 65 % de demandeurs d’emploi parmi ces ouvriers licenciés.

«En dépit de l’accompagnement intensif, pourtant soutenu par l’Europe, des travailleurs licenciés, un millier d’entre eux, malgré leur grande spécialisation, n’a pu se recaser», a conclu Robrecht Bothuyne. «Le signal est alarmant pour le marché de l’emploi flamand».