Congo: les partis francophones disponibles

(photo Reuters)

La Belgique doit se montrer disponible à envoyer des militaires dans l'est du Congo, estiment les partis francophones, à l'instar des partis flamands. La prudence est toutefois de mise au PS.

Le ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, a rappelé dimanche que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, était favorable à l'envoi d'une force européenne dans l'est de la RDC en attendant le renfort promis de près de 3.000 Casques bleus pour la Mission des Nations Unies en RDC (MONUC), qui n'arriveront que dans plusieurs mois.

En visite au Liban avec le premier ministre Yves Leterme, le ministre de la Coopération, Charles Michel (MR), s'est dit favorable, à titre personnel, à une telle opération. Le président du FDF, Olivier Maingain, estime quant à lui que la Belgique ne peut refuser d'apporter sa contribution à la mise en place d'une force internationale pour venir en aide aux populations du Congo.

"La situation insupportable des populations de cette région est comparable à celle qu'ont vécue les populations en ex-Yougoslavie. Nous ne pouvons accepter la passivité de la communauté internationale. Les conclusions de la commission d'enquête sur le drame rwandais ont peut-être amené la Belgique à être trop prudente", a-t-il dit.

Deux parlementaires cdH, Georges Dallemagne et Jean-Paul Procureur, ont déposé lundi une proposition de résolution amendant cette recommandation de la Commission Rwanda. "Depuis longtemps, nous demandons de revoir la recommandation de la Commission Rwanda", a rappelé dimanche la co-présidente d'Ecolo, Isabelle Durant.

Le PS se montre le plus prudent. "Il faut traiter cette question avec prudence et en toute transparence. Il convient d'abord de voir ce qu'a demandé l'ONU, avec précision", a expliqué dimanche le député André Flahaut. 

Avec Belga