Avant la guerre, Omar et Naji vivaient avec leurs parents, Reem et Zakaria. Leur oncle, Ahmed, et leurs grands-parents occupaient un autre appartement dans le même immeuble. Omar était en première primaire et Naji en maternelle. La vie était déjà difficile. Seul Ahmed avait un travail, dans une boulangerie.
Le 7 octobre, l’organisation terroriste palestinienne Hamas attaque des Israéliens. Israël riposte. La guerre commence. Dans le quartier de Gaza-City où vit la famille d’Omar et Naji, les bombes israéliennes pleuvent.

Leur père blessé

Un jour, alors que Zakaria, le papa, est dans la rue, un bâtiment voisin est bombardé. Zakaria est gravement blessé au dos. Il ne peut plus marcher. Mais il est impossible de rejoindre un hôpital !

L’immeuble d’Omar et Naji est touché aussi. Il n’y a plus de portes, de fenêtres… Mais la famille reste : il est impossible de partir, à pied, à cause de la blessure de Zakaria. Pourtant, tout le quartier est détruit. Le seul immeuble encore debout, c’est le leur ! Les chars israéliens approchent. La menace grandit.

Enfin, un ami trouve un fauteuil roulant pour le père des enfants ! Le 9 novembre, toute la famille fuit, à pied, sans rien emmener. Les enfants, leurs parents, leur oncle et leurs grands-parents marchent 20 km pour aller chez un cousin, dans un vieux camp de réfugiés. Ils vivent tous dans une seule pièce. Il était grand temps : deux jours après leur départ, leur immeuble est totalement détruit !

Sur un terrain de foot

Hélas, le répit est de courte durée. Les Israéliens commencent à attaquer le quartier où ils sont réfugiés ! La famille fuit à nouveau. 5 km à pied jusqu’à un terrain de football. Là, ils doivent payer 500 dollars (soit un mois et demi de salaire) pour recevoir de quoi construire une tente de fortune. Ils achètent quatre matelas à poser sur le sol. Ils se les partagent pour dormir, la nuit ou en journée.

Depuis, c’est la survie. Il faut payer pour tout : un peu de bois pour cuire du pain au thym, seule nourriture possible. Il n’y a plus d’eau potable. Donc, ils doivent boire une eau impropre à la consommation, au risque d’être malades… quand ils trouvent de l’eau et qu’ils peuvent l’acheter. Vêtements et couvertures sont très chers, quand on peut en trouver. Or, il pleut et il fait froid.

Les bombardements se poursuivent, les soldats israéliens sont toujours là. Omar et Naji ont très peur, comme tout le monde. Ils voudraient pouvoir quitter la bande de Gaza. Mais les frontières sont fermées… Leur seule chance, c’est qu’ils ont un oncle réfugié en Belgique, qui leur envoie de l’argent pour survivre. Sinon, comment faire ? À quand la paix ?

Nous avons rédigé un dossier de 4 pages pour t’expliquer la longue et terrible histoire du conflit entre Palestiniens et Israéliens. C’était dans le JDE du 2 novembre 2023.