Le 18 juin, un sous-marin de tourisme scientifique, OceanGate Expeditions a plongé dans l’Atlantique nord, près de l’épave du Titanic.

Cette expédition visait à observer, à 4000 m de profondeur, les restes du Titanic qui, en 1912, avait coulé après avoir touché un iceberg (bloc de glace).

Plus un corps est immergé en profondeur, plus il subit une pression de la part de l’eau. C’est pour cela que la coque des sous-marins est construite en acier très résistant.

Que sait-on de l’OceanGate Expeditions ?

Selon l’entreprise d’OceanGate Expeditions, ce sous-marin, le Titan, est « novateur à bien des aspects ». Il est de petites dimensions (670cm x 280cm x 250cm). Mais il peut embarquer cinq personnes et non pas trois comme ce genre de sous-marin le fait habituellement.

Il est fabriqué avec des matériaux innovants. Ainsi, la coque est fabriquée en fibre de carbone, un matériau plus léger que l’acier ou le titane). Le sous-marin possède un système qui permet d’analyser les effets de la variation de pression. Ce système serait capable d’évaluer avec précision l’intégrité de la structure.

Le Titan avait plongé et devait refaire surface sept heures plus tard mais le contact a été perdu moins de deux heures après son départ. L’engin disposait d’une autonomie théorique de 96 heures d’oxygène.

Ce sous-marin a implosé peu de temps après sa descente, les cinq passagers sont morts. L’implosion est un phénomène par lequel un corps creux, soumis à une pression externe supérieure à sa résistance mécanique, s’écrase violemment. Est-ce le hublot du sous-marin qui n’aurait pas résisté ? L’enquête le dira.

On sait déjà qu’en 2018, un ex-dirigeant de la compagnie, David Lochridge, avait été licencié (renvoyé) après avoir émis de sérieux doutes sur la sûreté de ce sous-marin. Selon cet ancien directeur des opérations marines, le grand hublot à l’avant de l’appareil avait été conçu pour résister à la pression subie à 1 300 m de profondeur et non à 4 000 m.