«Est-ce que la Saint-Nicolas se fête partout dans le monde?», c’est la question que Camille, 9 ans et demi, nous a posée. Avec nos marqueurs, nous lui avons répondu.

Comme tu vas le découvrir, Camille, les habitudes autour de la Saint-Nicolas sont originales et variées.

Mais qui était saint Nicolas ?

Cet homme est né vers 270 à Patare, dans l’actuelle Turquie. Figure-toi qu’il a été emprisonné pendant 10 ans ! Hé oui, à cette époque, l’empereur romain Dioclétien pourchassait les chrétiens. Or, justement, Nicolas était évêque, un chef religieux chez les chrétiens catholiques. Heureusement, les choses se sont arrangées pour lui par la suite.

Cet homme était bon et généreux. Du coup, après sa mort le 6 décembre 345, l’église catholique l’a déclaré saint.

Des légendes à propos de saint Nicolas

Au fil du temps, des légendes sont nées à propos de saint Nicolas.

Peut-être connais-tu cette histoire d’enfants surpris par la nuit, qui avaient demandé à un boucher de les loger ? Les pauvres ! La légende dit que cet homme les a coupés en morceaux… Heureusement, saint Nicolas, passant par là, les a ramenés à la vie.

Pourquoi gâte-t-on les enfants à la Saint-Nicolas?

La tradition de gâter les enfants le 6 décembre est née dans les années 1100.

Autrefois, saint Nicolas offrait quelques noix, une orange ou deux, des spéculoos faits maison, un jouet en bois fabriqué par un artisan de la région, ou un vêtement de poupée réalisé par une couturière…

Aux Pays-Bas, Sinterklaas apporte des lettres en chocolat, des « pepernoten » et aussi des « taai taai », des biscuits qui ressemblent aux spéculoos.

Au grand-duché de Luxembourg, Kleeschen apporte des friandises mais porte un sac de ruten, des brindilles, pour donner la fessée aux enfants pas sages.  

En Alsace (en France), ce sont des « mannala » ou « mannele » en forme de bonshommes, que l’on déguste avec du chocolat chaud.

En Belgique, en Allemagne, en Grèce et dans tous les pays de l’Est comme la Russie, la Hongrie, la Roumanie ou encore la Pologne, on fête la Saint-Nicolas.

En Italie, c’est Befana qui fête les enfants. Mais c’est un mois plus tard, le 6 janvier. Cette sorcière glisse, dans les chaussettes des enfants, des friandises s’ils ont été sages, ou du charbon, dans le cas contraire.

Fêter les enfants se fait de bien d’autres manières dans le monde

Connais-tu cette histoire qui se raconte au Japon ? On dit qu’une carpe a réussi à remonter un fleuve à contre-courant. Les dieux du ciel l’ont alors changée en un dragon puissant qui s’est envolé dans le ciel. La carpe est devenue un symbole de force et de courage. Le 5 mai, c’est Koï Nobori. Koï veut dire carpe et Nobori, drapeau. Les parents accrochent partout des poissons en tissu multicolore, pour souhaiter aux enfants la réalisation de tous leurs rêves.

Alors pour ce 6 décembre, si le cadeau c’était celui-là ? Le vœu que chaque enfant puisse réaliser ses rêves ?

Joyeuse fête, Camille !

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Depuis le début de ce projet, nous avons déjà répondu à toute une série de questions variées. Par exemple: «Qu’est-ce qu’un réfugié?», «Quel est le rôle du roi des Belges?», «Pourquoi certains animaux hibernent-ils? » ou encore «C’est quoi les règles?». Toi aussi, tu te poses des questions? Envoie-les nous à lecteurs@lejde.be ou sur notre site dans la page « Je donne mon avis ». Indique bien tes coordonnées. Si ta question est sélectionnée, nous te contacterons.