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«Je vous lis ce qu’on m’a mis»: quand Macron ne comprend pas une partie de son discours

En Ysère pour prononcer une allocution sur l’enseignement supérieur, Emmanuel Macron a bien dû avouer ne pas comprendre l’ensemble de son discours et ne pas l’avoir écrit lui-même. La crédibilité du candidat à la présidentielle française en a pris un coup et la situation a bien fait rire son assemblée ainsi que les internautes.

Présent en Ysère ce vendredi pour prononcer un discours devant la communauté de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Emmanuel Macron aura bien fait rire son auditoire.

Durant son allocution, il précisera à plusieurs reprises ne pas avoir écrit son texte lui-même allant même jusqu’à avouer qu’il ne comprend pas une des phrases qu’il vient de prononcer. «Je suis tout à fait favorable à ce qu’on construise de nouveaux modèles de gouvernance. Ces nouveaux modèles pourront être mis en place à l’initiative des acteurs eux-mêmes et assureront une plus grande souplesse – Je vous lis ce qu’on a m’a mis – dans la composition des instances dirigeantes et dans les modalités d’organisation interne. Initialement je n’ai pas compris cette phrase. Moi, la relation que je veux instaurer avec vous, c’est plutôt une relation de clarté pour qu’on puisse agir efficacement.» Pour la clarté, on repassera… Et il n’en faudra pas plus pour qu’un jeune partisan de François Fillon, Jens Villumsen, n’isole une partie du discours pour le publier sur les réseaux sociaux. Bad buzz garanti!

 

 

Le candidat du mouvement «En Marche!» en viendra d’ailleurs à décrypter en direct son propre discours: «Ça veut dire que je suis favorable à ce que localement, quand c’est porté, il puisse y avoir une organisation ad hoc qui soit retenue, du type des grands établissements. Une organisation qui permet d’être mobile, d’avoir une activité la plus réaliste possible, de s’adapter à l’écosystème, d’être pragmatique. Je ne suis pas pour un modèle unique en termes d’organisation de nos universités. Je suis pour qu’elle puisse y associer les partenaires à leur gouvernance, toutes celles et ceux qui sont pertinents pour avoir une action efficace. Donc je suis pour plus d’autonomie, je suis pour une gouvernance plus simple portée par des acteurs de terrain et qui ne soit pas imposée dans un modèle unique d’en haut.»

 

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Le CNU (Conseil National des Universités), je vais y revenir dans le détail car vous savez mon équipe m’a préparé un texte dont la subtilité mériterait que je le lise comme un entomologiste pour ne froisser personne.

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Un peu plus tôt durant son intervention, le candidat à la présidentielle française s’était déjà montré agacé par le manque de clarté de son discours rédigé par son équipe de campagne. «Le CNU (Conseil National des Universités), je vais y revenir dans le détail car vous savez mon équipe m’a préparé un texte dont la subtilité mériterait que je le lise comme un entomologiste pour ne froisser personne. Comme je n’arrive pas à être convaincant en ânonnant des textes lus, je suis obligé d’être sincère et de vous dire ce que je pense et donc ce que je vais faire si je suis élu», a-t-il déclaré, comme on peut le constater en revoyant son intervention. […] On a un gros problème avec l’évaluation. Personne n’aime l’évaluation. Donc là c’est pareil, on m’a préparé un texte qui est absolument illisible sur l’évaluation.»

Pas sûr que celui qui a rédigé ce discours soit encore présent dans l’équipe d’Emmanuel Macron la semaine prochaine…

Ci-dessous, l’intervention de l’ex ministre de l’Économie dans son intégralité :