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«On ne me demandera plus si je suis le Rui Costa qui joue au foot»

«On ne me demandera plus si je suis le Rui Costa qui joue au foot»

Rui Costa n’a pas caché son émotion sur le podium.

Associated Press / Reporters

En larmes sur le podium de Florence, Rui Costa savoure l’honneur d’être le premier coureur portugais champion du monde de cyclisme sur route.

Lointain héritier de Joaquim Agostinho qui monta à deux reprises sur le podium du Tour de France (3e en 1978 et 1979) avant de trouver une mort accidentelle en course en 1984, le natif de Povoa de Varzim a souri, à la sortie de la conférence de presse: «Maintenant, on ne me demandera plus si je suis le Rui Costa qui joue au football.»

Racontez-nous la course...

« C’était vraiment dur. L’Italie a contrôlé la course mais le mauvais temps et les chutes ont tout chamboulé. A la fin, je pensais seulement à garder de l’énergie et à disputer le sprint le plus important de ma vie. J’espérais ne pas être trahi par mes jambes. »

Pensiez-vous gagner ?

« La situation était très compliquée dans les derniers kilomètres avec deux coureurs espagnols dans le groupe. Je ne m’attendais pas à gagner mais j’ai réussi à y aller et à revenir sur Rodriguez qui avait pris les devants. »

Que ressentez-vous après cette victoire ?

« Une joie énorme d’avoir porté aussi haut les couleurs du Portugal. Je rêvais de ce maillot arc-en-ciel depuis longtemps, je ferai de mon mieux pour en être digne. Je ne peux pas encore réaliser que je vais le porter pendant un an. Je vais mettre un peu de temps pour comprendre. J’ai tiré le gros lot. »