SOUDAN

Mandat d'arrêt contre Omar el-Béchir: la CPI ajoute le génocide

Mandat d'arrêt contre Omar el-Béchir: la CPI ajoute le génocide

M. Béchir, au pouvoir depuis vingt-et-un ans, est le premier chef d'Etat en exercice à faire l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI. Reporters

Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont ajouté le génocide aux chefs d'accusation de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité au Darfour figurant déjà dans le mandat d'arrêt contre le président soudanais Omar el-Béchir, selon un jugement publié ce lundi.

"La chambre estime qu'il y a suffisamment de preuves pour établir des motifs raisonnables de croire qu'Omar el-Béchir est criminellement responsable (...) de la charge de génocide", ont annoncé les juges de la CPI.

La chambre d'appel de la CPI avait ordonné le 3 février aux juges de première instance de réexaminer leur décision de ne pas retenir le génocide dans le mandat d'arrêt délivré le 4 mars 2009 contre le président soudanais Omar el-Béchir. Le procureur Luis Moreno-Ocampo avait fait appel le 6 juillet 2009.

Le procureur de la CPI enquête depuis 2005 sur le Darfour, région déchirée depuis 2003 par une guerre civile, en vertu d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU.

M. Béchir, au pouvoir depuis vingt-et-un ans, est le premier chef d'Etat en exercice à faire l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI, premier tribunal international permanent chargé de juger les auteurs de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide.