Les étudiants réclament plus d'allocations, et plus vite

Les étudiants réclament plus d'allocations, et plus vite

La FEF et l'Unécof dénoncent des moyens trop étriqués pour les universités et les hautes écoles.. (photo EdA)

Un millier d'étudiants ont manifesté jeudi après-midi entre le boulevard Albert II et la place Surlet de Chokier, à Bruxelles, pour réclamer un "financement de l'enseignement supérieur en fonction des besoins".

Une délégation a été reçue peu après 15h00 au siège du gouvernement de la Communauté française par la ministre de l'Enseignement supérieur, Marie-Dominique Simonet, et Fabrizio Bucella, représentant de la ministre-présidente Marie Arena. Réunis à l'appel de la Fédération des Etudiants Francophones (FEF) et de l'Union des étudiants de la Communauté française (Unécof), les manifestants étaient appuyés par des délégations de la CGSP et de la CSC. On dénombrait également quelques représentants de l'Union flamande des étudiants (Vlaamse Vereniging van Studenten, VVS), venus soutenir leurs homologues francophones. "En Flandre aussi, nous avons besoin d'argent. Les mêmes problèmes existent au nord du pays", ont-ils déclaré au nom des 170.000 étudiants flamands que compte le pays.

Le cortège s'est ébranlé vers 14h30 sous les sifflements pour rejoindre le cabinet de Mme Arena, à deux pas de la place Madou. Les étudiants ont marqué une pause de quelques minutes devant les Facultés Universitaires Saint-Louis, face au Botanique, en s'asseyant sur la chaussée. Lorsque les manifestants sont arrivés sur la place Surlet de Chokier, la réunion entre la ministre et la délégation du front commun syndical et étudiant était déjà en cours. Le recteur de l'Université Libre de Bruxelles (ULB), Philippe Vincke, figurait parmi les manifestants. "Dans toutes les universités, il y a des besoins en termes d'encadrement et d'infrastructures", a-t-il dit. Et de conclure: "La matière grise est notre seule richesse."

"On partage les objectifs des étudiants", a confié Mme Simonet à la sortie de la réunion. "Nous sommes en train d'y travailler. On a essayé de mettre en place des moyens nouveaux, mais l'enveloppe est fermée. On ne peut pas prélever d'impôt", a-t-elle souligné. Et d'ajouter: "Il faut dégager des priorités comme l'année joker, en ciblant sur les bourses, l'accompagnement en première année, etc.".

Les étudiants sont pour leur part sortis déçus de leur rencontre avec la ministre et M. Bucella, qui fut président de la FEF lorsqu'il était étudiant. "Nous n'avons rien de concret à annoncer à nos étudiants", ont dit de concert les présidents de la FEF, Jonathan Petit, et de l'Unécof, Alexandre Cornelus. "La rénovation des bâtiments ne va pas renforcer l'encadrement", a regretté ce dernier. Les revendications concernaient notamment une revalorisation des subsides sociaux et des allocations d'études (bourses), en ce compris un rabaissement des plafonds, avec un paiement en temps et en heure (et pas à la fin de l'année académique), a rappelé M. Cornelus. (Belga)