Ce n'est pas l'unanimité au gouvernement

Ce n'est pas l'unanimité au gouvernement

© EdA

Et comment est perçu ce projet de loi au sein du gouvernement grand-ducal et de la Chambre des députés ? De manière confuse !

Ainsi, le ministre grand-ducal du Travail et de l'Immigration, Nicolas Schmit (socialiste) a déjà fait deux sorties remarquées. L'une dès la présentation du plan d'austérité, et l'autre, il y a quelques jours à Bascharage (Grand-Duché) où se tenait une réunion des socialistes pour l'intégration et la citoyenneté.

Si le ministre est d'accord pour faire des économies budgétaires, celles-ci ne doivent pas se faire sur le compte des familles, des enfants et de l'éducation.

La spécificité grand-ducale

Le ministre va même plus loin. Mais pour comprendre ce qu'il dit, mieux vaut rappeler cette spécificité grand-ducale. Dans ce pays, environ 45 % des salariés sont des frontaliers, c'est-à-dire des personnes qui n'ont pas le droit de vote au Grand-Duché.

D'où cette remarque de Nicolas Schmit : « Pas d'économies faciles sur le compte des frontaliers qui ne votent pas ! » Le ministre rejoint ainsi les syndicats, tant l'OGBL (le plus important syndicat du pays) que le LCGB, tous deux adversaires du projet de loi.

Il rejoint surtout Robert Weber, le président du LCGB qui est également député sur les bancs du parti chrétien social, c'est-à-dire du même parti que le ministre François Biltgen, celui-là même qui a signé le projet de loi, en tant que ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Et Robert Weber l'a déjà dit : il votera contre le projet de loi. Il va même plus loin : pas question de s'abstenir ou encore de jouer au faux malade. Il sera là pour dire « Non ! ».J.-M. De.