NEUFCHATEAU TRIBUNAL CORRECTIONNEL

Des coups à la place des roses

Deux femmes, dont une fleuriste de profession, n'ont pas échangé que des roses, à l'intérieur et à l'extérieur du magasin de cette dernière.

À un point tel que l'autre dame souffre d'une incapacité permanente au coude et au genou, selon le diagnostic du médecin légiste. « Je ne conteste pas les lésions, mais ce n'est pas moi qui ai touché cette dame », avait déclaré la fleuriste lors de l'audience d'instruction.

La partie civile, pour sa part, s'était montrée dubitative. « Je ne comprends pas comment elle ose dire qu'elle n'a pas touché madame, avait-on plaidé. Le jour des faits, mes clients, dont la société est spécialisée dans l'air conditionné et la ventilation, passent chez la prévenue pour placer un appareil. Un précédent rendez-vous n'avait pas été concrétisé, et mes clients ont fait le crochet. Elle s'est emballée, en leur disant qu'ils n'étaient pas des gens sérieux. Ils sont pourtant venus, avec du retard. Elle est montée dans une rage folle. » Le conseil de la partie civile avait expliqué que sa cliente, sexagénaire, était sortie, et avait alors reçu un violent coup de pied par derrière dans les reins. La fleuriste écope d'une peine d'un mois de prison avec sursis.

Le mari de la victime avait aussi à répondre de coups et blessures, envers la fleuriste. Il bénéficie de la suspension du prononcé.B. G.