Les Belges de Kinshasa doivent rester chez eux

Des tirs d'arme légère suivis de fortes détonations ont éclaté ce jeudi à Kinshasa (photo Reuters)

Les Belges de Kinshasa sont priés de rester chez eux  à la suite des tirs d'arme légère et des fortes détonations qui ont éclaté ce jeudi près de résidences de l'ancien vice-président congolais, Jean-Pierre Memba.

Les Belges de Kinshasa priés de rester chez eux Les membres de la communauté belge de Kinshasa ont reçu comme instruction de rester chez eux ou à l'endroit où ils se trouvent en raison des tirs entendus jeudi en fin de matinée dans la capitale congolaise, a-t-on indiqué de source diplomatique. Ces consignes, habituelles en cas de troubles, sont notamment diffusées par la radio de l'ambassade de Belgique en République démocratique du Congo (RDC), qui émet à Kinshasa sur 99,8 MHz. L'école belge de Kinshasa a ainsi été fermée et les personnes qui s'y trouvaient ont gagné un lieu sécurisé dans l'établissement, a-t-on ajouté de même source en confirmant que des tirs d'armes lourdes étaient entendus dans la ville depuis peu avant 12h30 (même HB).

Des tirs d'arme légère suivis de fortes détonations ont éclaté ce jeudi à Kinshasa près de résidences de l'ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, dans un secteur où sa garde est largement déployée et où l'armée a renforcé sa présence. A 13h00, des tirs d'armes lourdes résonnaient dans le ciel de la capitale de la République démocratique du Congo (RDC). Les premiers tirs de Kalachnikov ont retenti peu avant 12h30 locales dans un quartier résidentiel situé entre les deux maisons de M. Bemba dans la commune de la Gombe, au centre-ville. De nombreux gardes armés de M. Bemba étaient déployés dans le secteur. Ces tirs ont été rapidement suivis de fortes détonations et de salves de mitrailleuse. Les tirs étaient presque continus depuis 12h35. 

Dans la matinée, l'armée s'est massivement déployée dans le secteur. La tension est très forte depuis plusieurs jours dans ce quartier, en dépit d'un important dispositif de blindés de l'ONU. M. Bemba refuse de voir les militaires affectés à sa sécurité à l'époque où il était vice-président regagner l'armée régulière, jugeant totalement insuffisant les douze policiers affectés par décret à sa sécurité. Le chef d'état-major général des Forces armées de la RDC (FARDC), le lieutenant-général Kisempia Sungilanga Lombe, avait appelé tous les soldats détachés auprès des vice-présidents pendant la transition politique - commencée en 2003 après une guerre de près de cinq ans et sanctionnée par des élections en 2006 - à regagner leurs quartiers à partir du 15 mars. Deux anciens vice-présidents et ex-chefs rebelles, Jean-Pierre Bemba et Azarias Ruberwa, ont protesté contre cet "ultimatum".