La Constitution révisée une 13e fois

La majorité est en train d'établir la liste des articles qui pourront être révisés lors de la prochaine législature. Le parti d'Yves Leterme met la pression et réclame le confédéralisme. (photo Belga)

La Belgique tremble : on ouvre à nouveau le tabernacle du texte sacré, fondement législatif de notre pays. Les présidents de parti et Guy Verhofstadt vont se revoir ce vendredi pour une nouvelle réunion au sommet.

Le compte à rebours s'est enclenché. S'ils veulent une réforme de l'État, et ils le veulent, il faut établir maintenant ou jamais une déclaration de révision. La majorité en place doit, avec une certaine urgence, se mettre d'accord sur la liste des articles de notre constitution «  révisables  » après les élections du 10 juin prochain. La Chambre et le Sénat établiront chacun leur liste. Ce seront les articles repris sur les trois listes approuvées (gouvernement, Chambre et Sénat) qui, in fine, seront soumis à révision. Les politiques ont jusqu'au 1er mai.

Ce sont principalement les partis flamands qui veulent des réformes. En tête du front, le CD&V. Le parti d'Yves Leterme veut un état confédéral. Il reviendrait aux deux entités fédérées (la Wallonie et la Flandre) de déterminer ce qui serait régi au niveau fédéral, le reste tombant sous leur compétence. Bruxelles resterait compétente pour les matières locales mais la Flandre et la Wallonie seraient également compétentes pour elle.

Ca chauffe également du côté de l'arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde. La scission, tant réclamée par les Flamands, n'a pas été réalisée. Aujourd'hui, les bourgmestres se lancent dans une terrible croisade. Ils refusent tout simplement d'organiser des élections.

Le tabernacle s'ouvre. Mais la messe n'est pas dite.

(Catherine ERNENS)

> Retrouvez les explications et l'analyse de cette révision dans Vers l'Avenir, Le Jour, Le Courrier de ce jeudi 22 mars.