Se faire connaître est le premier boulot de l'homme ou de la femme politique . Car à quoi bon se démener si personne ne sait que vous existez? Ensuite, l'homme ou la femme politique doit convaincre par son action, son bilan, ses compétences.

On le verra en comparant nos deux hit-parades. Être célèbre et être connu sont deux choses différentes. Nous avons sondé la perception des Wallons sur l'ensemble de leurs ministres régionaux, communautaires et fédéraux. Vous trouverez ici les résultats. Nous avons choisi de classer les personnes suivant le degré de satisfaction qu'elles récoltaient d'une part, et le degré de notoriété, d'autre part.

Guy Verhofstadt, Premier ministre sortant, obtient toujours et encore un vibrant plébiscite chez les Wallons. Tout le monde le connaît. Et on lui reconnaît un bon bilan. 20% des gens disent même que c'est un excellent bilan, fait rare en politique.

L'électeur est souvent plus cruel avec ses dirigeants qu'avec ses starlettes de la télé ou de la chanson. On remarque par ailleurs que l'électeur flamand est généralement, bien plus cruel que le wallon qui est davantage «bon public». Les cotes attribuées à nos politiques restent sympathiques, dans l'ensemble. Les taux de satisfaction flirtent autour des 50%, sauf pour les moins connus. Et les insatisfactions sont rarement écrasantes. Sauf pour quelques personnes, en l'occurrence du PS. Les Flamands, eux, restent largement des martiens pour les Wallons.

C.Ern.